Cette nuit, Vincent Luis est
devenu Champion du Monde IronMan sur l’île d’Hawaï pour sa première
participation et son troisième IronMan (Texas, Francfort, Hawaï) ! Tous
les spécialistes vous répètent depuis des années que pour s’imposer à Kona, il
faut de l’expérience, du vécu sur l’île, de la patience… du talent - à ce
niveau, ils en ont tous du talent - et qu’année après année, on apprend, on
devient plus fort !
Inutile de reprendre tout le palmarès
de Vincent ! Les rois de la statistique le feront à ma place !
Vincent a tout gagné ! Sauf ce
titre Olympique ! Mais qu’importe… Il est LE triathlète français le plus
titré, le plus talentueux, grâce à une rigueur, un travail, un professionnalisme hors
du commun et surtout une passion pour le Triathlon qu’il pratique en famille depuis
son plus âge (son paternel participe encore aux France Master) et son tout premier
titre de champion de France, en Minimes.
A 37 ans, le voilà Champion du
Monde à Kona !
Cette année, je ne me lancerai pas
dans un compte rendu de course comme les années précédentes. Non ! Parce
que la course, tous les passionnés la revivront sur des replay… Cette année, je veux faire un
constat, qui vaut ce qu'il vaut... en tout cas celui d’un simple athlète amateur qui pratique le triple effort depuis
de longues années…
Certes, Vincent s’est préparé comme un dingue pour cette course : training, diététique, adaptation.
Certes, il a une expérience énorme dans tous les formats, courts, relais, longs.
Certes, c’est un athlète au-dessus du lot qui ne laisse rien au hasard. Dans ce sport, on n’a rien sans rien.
Certes, cette nuit, il était au mieux de sa forme et les
planètes étaient sûrement alignées. Il le dit après sa course: "J’ai géré mes
watts, mes pulses. J’ai été patient…" L'expérience.
Mais qu’est ce qui a fait pour que
Vincent devienne le premier Français à s’imposer à Kona pour sa toute première
participation ?
Vincent n’était pas le favori. Vincent
avait annoncé que ce serait sa dernière course. Vincent était là pour faire le
mieux qu’il pouvait, comme il l’a toujours fait… Vincent répétait dans ses
interviews d’avant course qu’il était à Hawaï et qu’il prenait les « good
vibes ». Je crois qu’il avait surtout en tête de prendre du plaisir en
courant une toute dernière fois, même si, une fois dedans, il avait les
peintures du guerrier sur le visage.
En fait, notre Champion n’avait aucune pression !
Et si c’était ça le secret ?






















































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